Comment lire une étiquette de l'huile d'olive
Vous êtes devant un rayon d'huiles d'olive. Les étiquettes vous noient sous les mentions : vierge extra, extrait à froid, AOP, IGP, récolte 2025/2026. Comment s'y retrouver ? Voici les clés pour lire une étiquette et choisir une bonne huile d'olive.
La mention obligatoire : la catégorie
La première chose à regarder, c'est la catégorie de l'huile. Elle est encadrée par la réglementation européenne :
- Huile d'olive vierge extra : obtenue directement des olives, uniquement par des procédés mécaniques. Elle doit respecter une dizaine de critères en laboratoire, dont une acidité de 0,8 % au maximum. Elle doit aussi passer un jury de dégustation : aucun défaut, un fruité présent.
- Huile d'olive vierge : de légers défauts au goût sont tolérés. L'acidité peut aller jusqu'à 2 %.
- Huile d'olive (sans autre mention) : un mélange d'huile raffinée et d'huile vierge.
L'étiquette doit aussi indiquer l'origine : le pays, ou l'appellation AOP ou IGP. On y trouve encore la date de durabilité minimale et le numéro de lot.
Et l'acidité ?
Vous la voyez de moins en moins sur les étiquettes. C'est normal. Depuis le règlement européen 2022/2104, un producteur ne peut plus l'écrire seule. S'il l'indique, il doit donner l'acidité maximale garantie jusqu'à la date de durabilité minimale. À côté, il doit mettre les valeurs de peroxydes, de cires et d'absorbance UV, au même endroit et dans la même taille. Le règlement dit pourquoi : l'acidité mentionnée seule « induit faussement une échelle de qualité absolue ».
Retenez surtout ceci : l'acidité ne se goûte pas. Et un chiffre bas ne garantit pas une bonne huile. Tout est expliqué dans mon article sur l'acidité de l'huile d'olive.
Extrait à froid ou première pression à froid
Ces deux mentions garantissent une extraction à moins de 27 °C. Cela préserve les arômes. « Première pression à froid » est réservée aux presses hydrauliques traditionnelles. « Extrait à froid » concerne les moulins modernes par centrifugation, les plus courants aujourd'hui. Au final, la qualité dépend surtout des olives et du moulin, pas du procédé.
Le goût : des mots encadrés
Les mentions de goût sur l'étiquette sont strictement définies. Elles doivent reposer sur une dégustation officielle. On peut lire fruité (vert ou mûr), amer, piquant, avec une intensité légère, moyenne ou intense. On peut aussi lire « huile équilibrée » ou « huile douce ». L'amer et le piquant sont des qualités : ils viennent des polyphénols de l'olive.
AOP, IGP : les labels géographiques
- AOP (appellation d'origine protégée) : production, transformation et élaboration se font dans une zone géographique définie et contrôlée. La Crète en compte plusieurs, dont Messara, Sitia Lasithiou, Archanes, Peza, Viannos, Kolymvari et Mylopotamos.
- IGP (indication géographique protégée) : un lien avec une zone définie et un cahier des charges. Depuis 2025, il existe une IGP Crète.
La date de récolte : l'indicateur le plus important
La date de récolte est votre meilleure amie. Elle n'est pas obligatoire. Et on ne peut l'écrire que si toute l'huile vient de cette récolte, par exemple « récolte 2025/2026 » ou « novembre 2025 ». L'huile d'olive ne se bonifie pas avec le temps. Plus elle est proche de sa récolte, plus elle est parfumée. La date de durabilité minimale, elle, tombe souvent 12 à 18 mois après la mise en bouteille.
Nos huiles d'olive viennent directement de leurs producteurs. Pour chacune, nous indiquons le producteur et le terroir. Pour chaque huile, je vous donne son analyse complète, acidité comprise, avec la date de l'analyse. Sur la fiche dès que le producteur me l'envoie, ou par email si vous me la demandez. Découvrir nos huiles



