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Les Escales gourmandes
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LA PIÈCE
Un flotteur de liège découpé en trois quartiers, tenus par une étoile de métal à trois branches. Au centre, le trou qui reçoit la mèche, et des croix découpées dans le métal.
Le liège est brut, veiné, chaque pièce a son dessin.
COMMENT ON ALLUME UN KANDÍLI
Le kandíli est la petite lampe à huile qui brûle devant les icônes. Elle ne s'allume pas comme une bougie, il y a une façon de faire, et elle se transmet.
On verse d'abord un fond d'eau dans le verre, puis l'huile par dessus, à peu près une part d'eau pour quatre parts d'huile. L'eau sert de sécurité : quand l'huile arrive à sa fin, le flotteur ne touche pas le fond du verre. Certains préfèrent du gros sel ou des galets propres, et d'autres ne mettent que de l'huile, parce que la mèche qui finit par tirer l'eau grésille. Les maisons ne font pas toutes pareil.
La mèche se passe dans le trou du flotteur, un quart environ dépasse, le reste trempe. Si le kandíli fume, c'est presque toujours que la mèche dépasse trop.
Et l'huile est de l'huile d'olive, pas une huile de graines. C'est la règle partout, et elle n'a rien d'une coquetterie : l'huile d'olive brûle sans odeur et sans fumée.
CE QU'IL FAUT AVEC
Fabriqué en Grèce, à Thessalonique, par un atelier qui fournit les églises et les monastères depuis quarante ans.
Un flotteur ne va pas seul : il faut les mèches, et il faut l'huile. Nous avons les deux.
L'usage veut que l'eau du kandíli et la mèche brûlée ne se jettent pas à l'évier, mais dans la terre, ou dans un pot de fleurs.
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