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Les Escales gourmandes
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LA PIÈCE
Une petite croix tressée à la main dans un fil de laine bleue, montée sur une épingle de sûreté dorée, avec un nœud de ruban de satin bleu ciel et deux ou trois perles au croisillon.
Croix de 4 x 3 cm.
Chaque pièce est nouée une par une, sans machine. D'un exemplaire à l'autre le bleu change de ton, et les perles passent du blanc nacré au doré, au cristal ou au violet. Deux martyriká ne sont jamais identiques, et nous ne choisissons pas celui qui part. Si vous voulez voir le vôtre avant, écrivez nous.
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LE MARTYRIKÓ, LE SIGNE DU TÉMOIN
Le mot vient de mártyras, le témoin. À un baptême orthodoxe grec, on épingle un martyrikó au revers de chaque invité : il dit que cette personne était là, qu'elle a vu l'enfant entrer dans l'Église. Ce n'est pas un cadeau de table, c'est une attestation qu'on porte sur soi.
Ils se distribuent pendant l'office, souvent par des petites filles de la famille prévenues à l'avance. On les garde ensuite : beaucoup de maisons grecques en ont une boîte entière, un par baptême.
Le croisillon est l'élément qui compte, le reste est ornement. L'épingle de sûreté a remplacé l'épingle droite d'autrefois, qui piquait et se perdait.
Le bleu se donne pour un garçon.
En Grèce, ces petites croix tressées sont rangées avec les fylaktá. Le mot veut dire ce qui garde. L'Église reconnaît la vaskanía, le mauvais œil, et le prêtre a une prière pour cela, mais elle écarte l'œil bleu de verre, le matóchántro : le fylaktó qu'elle admet porte une croix, ce qui est le cas ici. Nous décrivons une coutume, nous ne promettons rien.
COMMENT ON S'EN SERT
Fabriqué en Grèce, à Thessalonique, par un atelier qui fournit les églises et les monastères depuis quarante ans.
On en prévoit un par invité, et quelques uns de plus, il en manque toujours. Ils s'épinglent au revers d'une veste, sur une robe, au col d'une chemise.
Après la fête, il se garde dans un portefeuille, se glisse dans un livre, ou se pose à l'eikonostási, le coin à icônes de la maison.
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