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Les Escales gourmandes
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LA PIÈCE
Reproduction d'une icône byzantine sur une planche de bois noire de 10 x 12 cm, épaisse d'environ deux centimètres. Le revêtement métallique argenté, la riza, est travaillé en relief : des feuilles de vigne, des grappes, deux colombes en haut, une rosace à chaque angle. Il ne laisse apparaître que la peinture centrale, sous son arche. Un trou d'accrochage est percé au dos, et l'épaisseur de la planche lui permet aussi de tenir debout seule sur un meuble. Au dos, un certificat frappé de l'aigle bicéphale indique qu'il s'agit d'une copie d'icône byzantine ancienne, montée en Grèce. Ce certificat ne porte aucun titre d'argent : le revêtement est argenté, il n'est pas en argent massif.
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CELLE QU'ON PRIE POUR LES YEUX
L'inscription grecque dit Η Αγία Παρασκευή, sainte Parascève. Son nom est celui du vendredi en grec, le jour de la préparation, et la tradition en fait une martyre du deuxième siècle.
Elle tient la croix du martyre dans la main droite, comme toutes les saintes martyres. Dans la main gauche, un petit plateau où reposent deux yeux : c'est son attribut, et il raconte l'histoire qu'on se transmet, celle d'un empereur aveugle qui aurait recouvré la vue après l'avoir rencontrée. De là vient qu'en Grèce on s'adresse à elle pour la vue.
En Crète, presque toutes les vieilles chapelles qui portent son nom sont bâties au bord d'une rivière ou d'une source. L'eau et les yeux vont ensemble dans sa tradition : on y venait laver les yeux du malade.
Sa fête est le 26 juillet. En Grèce, la fête du prénom compte plus que l'anniversaire : ce jour-là, les Paraskeví, les Voúla, les Vivi et les Paraskevás reçoivent, on téléphone, on passe sans prévenir.
D'OÙ ELLE VIENT, ET QUAND ON L'OFFRE
Fabriquée en Grèce, à Thessalonique, par un atelier qui fournit les églises et les monastères depuis quarante ans.
On offre l'icône d'un saint le jour de sa fête : celle-ci se donne donc le 26 juillet. Elle se donne aussi pour un baptême, pour un emménagement, parce qu'on commence une maison par l'icône, et à quelqu'un qui porte son prénom.
Elle trouve sa place dans l'eikonostási, ce coin de la maison tourné vers l'est où la famille garde ses icônes, souvent avec une veilleuse allumée devant. Dans la tradition, on la salue d'un signe de croix et on l'embrasse par le bord, jamais sur le visage.
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