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Les Escales gourmandes
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L'OBJET
Petit coussinet carré de brocart rouge, croix brodée en relief dans des fils rouges et dorés, bordure perlée. Motif tissé au verso, épingle de sûreté au dos. C'est le plus vif des six, et le seul qui se voie à l'autre bout d'une pièce.
LE ROUGE DES ENFANTS GRECS
Le mot fylaktó vient de fylásso, protéger. On l'épingle au vêtement du nouveau-né, au berceau, au landau, et c'est la grand-mère ou la marraine qui l'offre.
Le rouge a sa propre histoire sur les enfants grecs. Le premier mars, on leur noue au poignet le Mártis, un fil rouge et blanc : le rouge pour la vie, le blanc pour la pureté, et on le garde jusqu'à ce qu'on voie la première hirondelle, qu'on l'accroche à un arbre pour son nid ou qu'on le brûle au feu de Pâques.
C'est la même famille d'idées : une couleur, un geste, et quelque chose qu'on attache à un enfant au début de quelque chose.
D'OÙ IL VIENT, ET CE QU'IL N'EST PAS
Fabriqué en Grèce, à Thessalonique, par un atelier qui fournit les églises et les monastères depuis quarante ans.
Ce n'est pas un œil bleu de verre, objet de tradition populaire que l'Église orthodoxe ne reprend pas à son compte. Elle reconnaît le mauvais œil, la vaskanía, et le prêtre a une prière pour cela, mais ce qu'elle bénit porte une croix.
Il ne se lave pas en machine, une brosse douce suffit.
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