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Les Escales gourmandes
Un cadeau crétois à chaque palier
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Trois objets réunis dans un coffret bleu nuit : une icône sur bois de 5,6 sur 7 cm montée sur son chevalet, un fylaktó brodé de fil doré avec son épingle, et un komboskini tressé à la main. Le tout tient dans une paume.
Ágios Spyrídon, saint Spyridon, était berger à Chypre avant de devenir évêque de Trimythonte. On le reconnaît entre tous à sa coiffe : non pas une mitre d'orfèvrerie comme les autres évêques, mais un bonnet d'osier tressé, celui du berger qu'il n'a jamais cessé d'être. Sa dépouille repose à Corfou, et l'île entière le tient pour son protecteur. Il est fêté le 12 décembre.
Le fylaktó est le petit sachet brodé qu'on épingle à l'envers d'un vêtement, sur le berceau d'un nouveau né ou dans une voiture. Le komboskini est le bracelet de nœuds que l'on porte au poignet, chaque nœud fait à la main. Quant à l'icône, elle est montée sur un chevalet de bois : elle se pose sur une étagère, un bureau ou une table de chevet, sans qu'il faille planter un clou.
Le coffret vient d'un atelier de Thessalonique qui fournit les églises et les monastères depuis quarante ans. Une précision honnête : d'un arrivage à l'autre, rien n'est tout à fait pareil. La couleur du fylaktó change, vert et or, bleu et or, rouge et or, doré uni. Le komboskini peut être brun ou noir, avec ou sans perles. Et l'habillage bouge aussi, tantôt une boîte à couvercle, tantôt un étui à suspendre. Les trois objets, eux, sont toujours les mêmes : l'icône, le sachet et le bracelet.
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