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Les trois martyrs de Lesbos, l'image en couleurs encadrée d'une riza d'argent 950 ciselée de feuilles de vigne, dans son écrin de velours rouge. Faite en Grèce. 6,2 x 7,4 cm.
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Les Escales gourmandes
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Une icône de petit format, 6,2 x 7,4 cm, livrée dans son écrin de velours rouge. L'image est imprimée sur soie et reste visible en entier, sur fond d'or ; c'est l'encadrement qui porte le métal, une riza ciselée de feuilles de vigne et de grappes, argentée et rehaussée d'or. Le montage est sur bois noir, avec une attache au dos pour l'accrocher et assez d'épaisseur pour la poser debout. Au revers, un certificat porte l'aigle bicéphale et deux lignes qui comptent : la plaque est recouverte d'argent 950, et la pièce reproduit une icône byzantine ancienne. En dessous, trois mots en anglais, hand made in Greece.
Ces trois-là, en Grèce, tout le monde les connaît, et pourtant leur culte n'a qu'une soixantaine d'années. La tradition rapporte qu'en 1463, dix ans après la chute de Constantinople, un higoumène venu d'Ithaque, Raphaël, son diacre Nicolas et Irène, la fille de douze ans du chef du village, furent mis à mort par les Ottomans sur la colline qui domine Thermi, à Lesbos.
Puis plus rien pendant cinq siècles. En 1959, des recherches menées sur cette colline à la suite de songes rapportés par des habitants mirent au jour une tombe, puis une deuxième l'année suivante, puis les restes d'une enfant. Le monastère de Thermi est devenu depuis l'un des pèlerinages les plus fréquentés du pays, et on appelle ces trois-là les saints neofaneís, ceux qui se sont montrés tard.
Leur fête tombe le mardi de la semaine de Pâques, quand toute la Grèce est encore en congé. C'est l'icône qu'on offre pour une Irène, un Nicolas, un Raphaël, et c'est aussi celle vers laquelle on se tourne pour un enfant.
Elle vient d'un atelier de Thessalonique qui fournit les églises et les monastères depuis une quarantaine d'années. C'est le même atelier que nos icônes sur bois et nos ex-voto.
En Grèce, les icônes de la maison ne se dispersent pas sur les murs. Elles se regroupent dans un coin tourné vers l'est, l'eikonostási, avec la veilleuse, la bouteille d'eau bénite et le rameau de l'année. On se signe devant l'icône, on l'embrasse par le bord, jamais sur le visage : c'est le proskynima. L'honneur rendu à l'image va à celui qu'elle représente, pas au bois ni au métal.
Ce qui va avec, quand on installe un coin à icônes : une veilleuse à huile, un peu d'encens et ses charbons, un chapelet de prière. Pour un baptême, une fête de prénom ou Pâques, l'écrin fait le cadeau tout seul, il n'y a rien à emballer.
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