Votre panier : 0,00 EUR

Religion - Eglise

Les monastères crétois…les gardiens de l’Orthodoxie…

Les monastères crétois…les gardiens de l’Orthodoxie… Les monastères crétois…les gardiens de l’Orthodoxie…

Dans les monastères de Crète survit une tradition monastique séculaire qui a connu son apogée durant l’ère vénitienne. C’est alors que la célèbre École crétoise de peinture connut son essor.

Sous l’occupation vénitienne, plusieurs monastères connurent un remarquable développement et, durant la renaissance crétoise, devinrent des foyers des arts et des lettres.

L’architecture, l’ornementation et la peinture d’églises et de monastères reflètent le dogme orthodoxe mais aussi les traits particuliers de chaque région et de chaque période.

Plusieurs monastères sont visitables et disposent d’importantes collections d’objets historiques et religieux.

Les plus anciens monastères préservés en Crète furent fondés lors de la deuxième ère byzantine (961 – 1204).

Selon les témoignages, lorsque les vénitiens sont arrivés en Crète pour s’y établir définitivement (1211), ils y trouvèrent plusieurs monastères en plein essor. Ce sont ces mêmes monastères qui ont soutenu l’orthodoxie et préservé la conscience nationale des Crétois lorsque les nouveaux conquérants ont décapité l’Église Crétoise et éloigné les prélats orthodoxes, afin d’établir leur occupation et d’exploiter l’île. Des membres érudits du clergé et des moines ont alors soutenu la vie monastique grâce à l’enseignement et au développement de monastères dans des régions éloignées.

Au 15e et au 16e siècle, plusieurs monastères orthodoxes fonctionnaient encore en Crète, en dépit des mesures d’interdiction mises en place par les autorités vénitiennes. Toutefois, des raisons politiques, sociales et économiques imposèrent à Venise de modifier sa politique en matière religieuse durant les 150 dernières années d’occupation de l’île. La puissance des ottomans avait dangereusement augmenté et ils menaçaient dorénavant la cohésion sociale et l’économie des vénitiens. Ainsi, ils estimèrent nécessaire d’améliorer leurs relations avec les crétois orthodoxes, afin d’en faire des alliés et de renforcer leur défense.

La liberté de religion qui prévalut alors eut pour effet une reviviscence marquée de la vie monastique en Crète ainsi que la création de plusieurs nouveaux monastères et la restauration d’autres, anciens et oubliés. Les raisons ne relevaient pas uniquement de la foi.

Les vénitiens avaient instauré des lois exemptant les moines de leurs obligations envers l’état et, notamment, du terrible service marin, c’est-à-dire, de l’obligation de servir en tant que marin, dans les galères vénitiennes.

Le 17e siècle était l’époque du grand essor des monastères de l’île. Alors, il existait plus de 1 000 monastères en Crète et le nombre de moines était supérieur à 6 000.

Les grands centres monastiques de l’île accueillirent d’éminents ministres qui ont créé une tradition monastique unique en Crète.

Certains d’entre eux devinrent prélat et patriarches, tels que Cyrille Loukaris, Patriarche œcuménique de Constantinople, et Meletios Pigas, Patriarche d’Alexandrie.

Lors de la Guerre de Crète (1645-1669), des dizaines de monastères furent détruits. Après la chute de l’île et l’établissement de l’occupation ottomane, la majorité des monastères se trouvant dans les grands centres urbains furent utilisés par les ottomans selon leurs propres besoins. En même temps, il fut interdit de fonder de nouveaux monastères. La réparation et la restauration des anciens monastères exigeaient des autorisations particulièrement coûteuses.

Ainsi, aux dures années qui suivirent, parmi les 1 000 monastères qui existaient avant 1645, survécurent uniquement ceux qui avaient la possibilité de répondre aux exigences des nouveaux occupants.

Dès la première année d’invasion de l’île (1645), pour des raisons purement politiques, les ottomans restaurent la hiérarchie orthodoxe en Crète et l’Église de l’île renoue les liens avec le Patriarcat œcuménique qui s’empressa d’offrir sa protection à plusieurs monastères crétois qui, dorénavant, relevaient directement du Patriarche.

Grâce à ce privilège, qui existait pour la plus grande partie de la première période de l’occupation ottomane (1645-1821), le développement économique des monastères crétois fut renforcé et la population monastique augmenta. Mais la majorité de ces monastères fut également détruite ou endommagée durant les révolutions crétoises (1821-1898).

Ce ne fut que lorsque la Crète se trouva sous administration égyptienne (1831-1841) que la réparation d’églises et de monastères fut librement autorisée.

Il semblerait, cependant, que lorsque la Crète se retrouva sous administration ottomane (1841) celle-ci adopta une politique plus clémente envers les monastères, jusqu’à 1851.

Cette politique fut renforcée par la Charte d’Halep (1878) et la pleine reconnaissance de la liberté de religion sur l’île.

Dès le début de l’Autonomie crétoise (1898-1913), la situation des monastères crétois semble se préciser. Dorénavant, ils sont tous régis par les lois et les règlements adoptés, au départ, par l’État crétois et, ensuite, par l’État hellénique (1913 jusqu’à nos jours), en consultation avec le Patriarcat œcuménique et l’Église Crétoise.

source: http://orthodoxcrete.com/fr/crete/#section11
Rédigé le  1 avril 2016 15:36 dans La CrèteReligion - Eglise  -  Lien permanent
0 Commentaires  

Le Vendredi Saint

Le Vendredi Saint Le Vendredi Saint est le vendredi qui précède Pâques. Ce jour est très important dans la tradition chrétienne, car il commémore la Passion, c'est-à-dire le supplice, la procession et la crucifixion du Christ. Il s'agit donc d'un jour de recueillement, et non de fête, pour les fidèles. Cet événement a toujours eu une place fondamentale dans la religion chrétienne, car il clôt l'aventure « humaine » de Jésus, avant sa résurrection. C'est donc un jour propre au christianisme et qui ne se fonde pas sur une fête issue d'une autre tradition.
Le Vendredi saint, jour de deuil, les chrétiens commémorent la passion et la mort du Christ par « l’adoration de la croix ». Ce jour est celui du jeûne austère : personne ne mange de mets sucrés et le repas se compose de lentilles et de vinaigre, dont la signification respective sont les larmes du Christ et le vinaigre qui servait à humecter ses lèvres asséchées. On n’utilise ni marteau, ni clou ou aiguille, en souvenir du martyr du Christ. Après la messe de 11 heures, le Christ est descendu de la croix par le prêtre et il sera enveloppé dans un linceul. Le prêtre le portera sur son dos et pendant un rituel le tournera trois fois autour de l’autel. Les croyants grecs se prosterneront alors devant l’épitaphe et recevront la bénédiction en même temps que quelques brins de fleurs qu’ils conserveront tout au long de l’année en guise de porte-bonheur.
Le vendredi soir après l’office, chaque église sort son épitaphe, précédé de la croix de laquelle on a descendu le Christ, et entame une procession accompagnée par une fanfare qui joue un chant funèbre que l’on pourrait assimiler à une sorte de reconstitution symbolique de l’enterrement du Christ, laquelle sera suivie par une multitude de fidèles dans un recueillement intense.
Tout au long de la procession, les fidèles jettent des fleurs et parfument l’épitaphe, tout en tenant dans leurs mains des cierges de couleur jaune-orange et en psalmodiant pendant toute la durée de la procession.
Rédigé le  18 avril 2014 10:38 dans Religion - Eglise  -  Lien permanent
0 Commentaires  

Les monastères de Météores

Les monastères de Météores  
 Les monastères des Météores (en grec moderne : Μετέωρα Μοναστήρια, « monastères suspendus au ciel ») sont un haut lieu du monachisme orthodoxe, situé au nord de la Grèce, en bordure de la plaine de Thessalie, à proximité de la ville de Kalambaka, en Hestiotide, dans la vallée du Pénée.

Ce sont des monastères chrétiens orthodoxes perchés au sommet d'impressionnantes masses rocheuses grises, sculptées par l'érosion et appelées « Météores ».

Le site est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1988.

Géologie

Les rochers au sommet desquels les monastères sont construits, sont, d’après les écrits d'Anciens, des roches envoyées sur la terre par le ciel (d'où leur nom de « Météores »), pour permettre aux ascètes de se retirer et de prier.

 

Ces masses rocheuses sont détritiques, composées de « poudingue », conglomérat formé de galets liés par un ciment sableux. À leur place se trouvait, à l'ère tertiaire, le lit d'un grand fleuve se jetant dans la mer de Thessalie, ayant déposé petit à petit, galets et sédiments. C'est ce qui explique l'aspect stratifié des rochers, semblables au « Bec de l'Aigle » de La Ciotat, en France. Pendant le plissement qui a donné naissance à la péninsule hellénique (les « Hellénides » des géologues) ce fleuve a été déplacé ou a disparu, les alluvions ont été en partie métamorphisées sous l'effet de la pression et de la chaleur, tandis que l'ensemble était soulevé puis dégagé par l'érosion, donnant un modelé gréseux fait de blocs arrondis typiques de ce type de roche.

Histoire

Au vu des traces d'occupation remontant à l'Antiquité, le site a pu servir ponctuellement de refuge aux villageois et bergers des environs lors des invasions celtiques (IIIe siècle av. J.-C.), gothiques (IVe siècle), slaves (VIIe siècle), bulgares (IXe siècle) ou turques (XIVe siècle). Il n'y avait en revanche pas de sanctuaires antiques sur ce site, ou du moins, on n'en a pas trouvé de traces.

Le christianisme s'est implanté dans la région au Ve siècle mais les premiers moines à habiter les Météores ne sont attestés qu'au XIe siècle : comme les bergers ou les réfugiés avant eux, ils vivaient dans des grottes, en ermites.

 
Athanase, chassé de la République monastique du Mont Athos, fonda le Grand Météore avec plusieurs de ses fidèles, suivi par d’autres communautés (jusqu'à 24 lors de l’apogée au XVe siècle) qui occupèrent les rochers.

 
À partir du XVIIe siècle, de nombreux monastères furent progressivement abandonnés (surtout les dépendances appelées skites). Certains furent détruits ou abîmés au cours des guerres, notamment au début du XIXe siècle par les troupes d'Ali Pacha

Vers 1920 furent aménagés les escaliers actuels permettant un accès plus facile. Auparavant, on montait dans de grands paniers suspendus à des poulies et manœuvrés à l'aide de contrepoids.

 
Pendant la Seconde Guerre mondiale le site fut occupé par les troupes allemandes.

Seuls six monastères sont aujourd'hui en activité, ayant parfois été réoccupés après une période d'abandon :

    Agios Nikolaos (Saint-Nicolas).

    Agios Stefanos (Saint-Étienne).

    Aghia Triada (Sainte-Trinité)

    Grand Météore, ou monastère de la Transfiguration. Il est le premier en taille et en ancienneté. C'est aussi le seul qui n'a jamais cessé d'être occupé depuis sa création.

    Roussanou

    Varlaam
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Monast%C3%A8res_des_M%C3%A
Rédigé le  2 avril 2014 13:00 dans Religion - Eglise  -  Lien permanent
0 Commentaires  

Les Fêtes de Pâques en Grèce

Les Fêtes de Pâques en Grèce
Les Fêtes de Pâques en Grèce

(sources : Tribune hellénique)

 

On célèbre les fêtes de Pâques depuis la nuit des temps. Le peuple juif commença à fêter Pâques en souvenir de sa fuite vers l’Egypte. Les premiers chrétiens continuèrent à célébrer ce jour saint et gardèrent le nom de « Pâques » en souvenir de la résurrection, symbole du passage de la mort à la vie. Ils conservèrent ainsi certaines coutumes juives : l’agneau pascal et la tradition des œufs peints en rouge. Célébration de la Résurrection du Christ, de la victoire de la vie sur la mort, qui coïncide de manière significative avec cette éternelle renaissance de la nature qu’est le printemps, Pâques est, pour les Orthodoxes, la fête religieuse la plus importante et la plus émouvante, un des moments les plus forts en Grèce.

Lundi pur

Après avoir festoyé pendant toute la période du carnaval, la période du Carême orthodoxe débute le jour de la Kathari Deftera, littéralement « Lundi pur ». Ce premier jour de Carême est appelé Lundi pur parce que, jadis, les ménagères passaient la matinée à laver les ustensiles de cuisine et à nettoyer leur cuisine après les préparations des repas de carnaval. Le jour du Lundi pur marque la préparation à une période de jeûne qui durera 40 jours. A cette occasion, les amis se regroupent pour se rendre à la campagne, à la montagne ou au bord de la mer, et là, on dresse la table pour déguster salades fraîches, oignons frais, radis, poulpe grillé ou en ragoût, olives, taramosalata, dolmades (feuilles de vigne farcies), haricots blancs, pommes de terre bouillies, le traditionnel lagana (pain plat sans levain, cuit uniquement ce jour-là).

traditionnel lagana
    

Le ciel s’emplit ce jour là de cerf-volants multicolores que petits et grands prendront plaisir à faire voler, les adultes fêtent l’événement un verre de vin à la main.

Dans de nombreuses communes, les mairies organisent de grandes réunions où l’on déguste une traditionnelle soupe aux haricots blancs cuisinée dans de gigantesques marmites accompagnée du lagana et de quelques olives et d’une tranche de halva. Et comme partout en Grèce, le vin coule à flots.

 

Les Orthodoxes pratiquants entament alors une période de jeûne qui durera les 40 jours du Carême et se prolongera le temps de la Semaine sainte, soit un total de 47 jours. Ce jeûne appelé nistia obéit à des règles très strictes. On ne consomme aucun produit d’origine animale (viandes, volailles, poissons) parce qu’ils contiennent du sang, ou dérivés de l’animal (œufs, lait, fromages). Ceci a donné lieu à l’élaboration d’une cuisine maigre mais variée, et aux saveurs exquises comprenant surtout des féculents (lentilles, haricots blancs), des légumes de toutes sortes, des mollusques et des crustacés (poulpes, sèches, calamars, crevettes…). Il faut cependant insister sur le fait que cette nistia est exempte de tout esprit d’exagération, d’intolérance ou de prosélytisme, et que chacun est libre d’adapter plus ou moins souplement ces règles à sa convenance. Jeûner ne relève en rien d’un esprit de privation ou de mortification, mais participe plutôt d’une volonté de s’élever au dessus des contingences matérielles qui peuplent notre quotidien, pour se consacrer plus librement au recueillement, à la prière et à la réflexion. Ce jeûne sera rompu à deux reprises, le jour de l’Annonciation, le 25 mars, qui de plus coïncide avec la commémoration du début de la insurrection contre les Turcs et le jour des Rameaux ; en raison de l’importance religieuse de ces fêtes, on consomme exceptionnellement du poisson.

La célébration des fêtes pascales débute le samedi précédent la Semaine sainte, le jour de la Saint Lazare. A cette occasion, dans quelques villages, les enfants font du porte à porte en chantant des kalanda et ramassent de l’argent et des œufs. Le lendemain, les fidèles se rendent à l’église où leur est donné une croix bénie faite de rameaux qu’ils placeront près des icônes de la famille afin qu’elle les protège toute l’année. Le lundi suivant débute la Semaine sainte, Megali Evdomada, qui se déroule au rythme des cérémonies religieuses relatant scrupuleusement les évènements importants de la condamnation à mort du Christ jusqu'à sa Résurrection, destinées à préparer les fidèles à vivre la Victoire de la vie sur la mort, la Purification (catharsis) du monde ancien, et à accueillir la Lumière Nouvelle. Les Grecs assistent massivement aux cérémonies religieuses.

Le déroulement de la Semaine sainte

Le Lundi saint est consacré au nettoyage de la maison. On se prépare aux festivités prévues à la fin de la semaine.

Le Mardi saint, on assiste aux vêpres où se déroule la sainte-onction. Comme le Christ qui bénit le pain, l’huile et le blé, les trois éléments fondamentaux et vitaux, le prêtre bénit à son tour les fidèles avec de l’huile sainte.

Le Mercredi saint, les femmes confectionnent des biscuits secs, koulouria, ainsi que la brioche nationale, tsoureki, à l’occasion des fêtes pascales.
 

Le Jeudi saint correspond, dans les évangiles, au dernier repas pris par Jésus avec ses disciples avant son arrestation, jour du procès du Christ par Ponce-Pilate et de sa mise en croix. A cette occasion, le pain et le vin furent bénis. Le prêtre lit des extraits des douze évangiles et pendant l’office, il simule le parcours du Christ portant sa croix, effectuant ce trajet autour de l’église. Après la messe du jeudi soir, les femmes et les jeunes filles pieuses se rendent à l’église pour préparer, en vue de l’enterrement du Christ, un cercueil en forme de lit à baldaquin en bois, décoré d’une multitude de fleurs, «l’épitaphe», devant lequel les fidèles viendront s’incliner.

C’est aussi le jour où la maison est décorée avec soin et les œufs sont teint en rouge. En Grèce, les œufs teints en rouge font partie intégrante de la tradition pascale et ont gardé leur importance ; ils sont présents dans tous les foyers. On place souvent au centre des brioches, tsourékia, un œuf peint en rouge. Dans certains villages, on accroche aux portes des maisons un voile rouge, symbole des vêtements du Christ.

 

On offre aux enfants une lambada (cierge de couleur décoré d’un petit jouet) et une paire de chaussures ou une tenue neuve.

Le Vendredi saint, jour de deuil, les chrétiens commémorent la passion et la mort du Christ par « l’adoration de la croix ». Ce jour est celui du jeûne austère : personne ne mange de mets sucrés et le repas se compose de lentilles et de vinaigre, dont la signification respective sont les larmes du Christ et le vinaigre qui servait à humecter ses lèvres asséchées. On n’utilise ni marteau, ni clou ou aiguille, en souvenir du martyr du Christ. Après la messe de 11 heures, le Christ est descendu de la croix par le prêtre et il sera enveloppé dans un linceul. Le prêtre le portera sur son dos et pendant un rituel le tournera trois fois autour de l’autel. Les croyants grecs se prosterneront alors devant l’épitaphe et recevront la bénédiction en même temps que quelques brins de fleurs qu’ils conserveront tout au long de l’année en guise de porte-bonheur.

La Descente de Croix

milieu du XVIIIe s.
    

La Passion du Christ : le Christ mort soutenu par trois anges

Domenikos Theotokopoulos (El Greco) 1566

Le vendredi soir après l’office, chaque église sort son épitaphe, précédé de la croix de laquelle on a descendu le Christ, et entame une procession accompagnée par une fanfare qui joue un chant funèbre que l’on pourrait assimiler à une sorte de reconstitution symbolique de l’enterrement du Christ, laquelle sera suivie par une multitude de fidèles dans un recueillement intense.

    

Tout au long de la procession, les fidèles jettent des fleurs et parfument l’épitaphe, tout en tenant dans leurs mains des cierges de couleur jaune-orange et en psalmodiant pendant toute la durée de la procession.

Le Samedi saint, à l’obscurité se substitut la lumière, c’est la grande messe de la Résurrection. La sainte Lumière arrive de Jérusalem par avion et est accueillie par l’archevêque de Grèce pour être ensuite distribuée dans toutes les églises de Grèce continentale et insulaire, les prêtres l’utiliseront lors de la messe de Résurrection

A minuit, le pope allume un cierge et apporte la Lumière en annonçant la Résurrection du Christ : « Christos anesti » (le Christ est ressuscité) et les fidèles massés devant l’église lui répondent : « Alithos anesti » ( en vérité, il est ressuscité) et les cloches carillonnent sans relâche. On bénit aussi l’eau qui devient à son tour eau nouvelle. Le cierge du pope sert lui-même à allumer les lambades (cierges pascaux) de couleur blanche des fidèles et les autres lumières de l’église, célébrant ainsi la sortie des ténèbres et le retour de la «Lumière» qui symbolise «la Vie éternelle, le renouveau, le pardon universel et la Rédemption». Les fidèles s’embrassent et un feu d’artifice clôture la célébration. Après l’office, tard le soir, les fidèles rentrent chez eux avec leurs cierges allumés. Avant de pénétrer dans leur demeure, ils tracent une croix à l’aide de la flamme de la bougie sur le linteau de la porte d’entrée puis allument la mèche d’une veilleuse espérant qu’elle restera allumée tout le reste de l’année. Enfin, on se retrouve à table autour de la mayiritsa, soupe d’entrailles d’agneau et de laitues, plat pascal par excellence. On distribue à chacun un œuf peint en rouge. Tenu dans la main droite fermée, en laissant dépasser de moitié, le but est de ne pas le briser à son extrémité lorsqu’on le cogne avec un autre. Celui qui réussit à garder son œuf intact aura de la chance.

    

Le Dimanche pascal se déroule dans une ambiance bonne enfant, les familles se retrouvent autour de l’agneau pascal entier rôti à la broche. Le kokoretsi (abats d’agneau enveloppé dans un boyau), les koulouria et le tsoureki accompagnent ce méchoui des grands jours.

Dès le matin, dans les jardins, les cours ou sur les trottoirs les hommes s’activent et se relaient mutuellement autour de l’agneau, tournant inlassablement la broche du barbecue en trinquant un verre de vin à la main.
    

En fin de journée, les fidèles assistent à l’office de la «seconde résurrection» : celle d’une résurrection symbolique de l’amour humain.
Rédigé le  24 mars 2014 11:52 dans Religion - Eglise  -  Lien permanent
0 Commentaires  

Fêtes et vacances en Crète

Fêtes et vacances en Crète Fêtes et vacances en Crète
    
Les Crétois aiment célébrer. Il y a presque toujours une fête quelque part qui est souvent liée au jour de la fête d’un saint, à un mariage ou à un baptême. C’est toujours une occasion pour manger, boire et passer un moment agréable. Pâques est la fête Crétoise et Grecque la plus importante. Tout le monde essaie d’être présent sur son île pour célébrer Pâques en famille.
Après une période de jeûne de 49 jours, la célébration de Pâques commence la nuit du samedi avec la messe de minuit pour commémorer la résurrection du Christ. Tout le monde allume un cierge et s’exclame "Christos Anesti” (Christ est ressuscité). Un grand feu de joie est allumé sur la place de chaque village (ou devant l’église) et l’effigie de Judas est brûlée. Ensuite, de retour chez eux, les gens mangent pour mettre ainsi fin au carême.   

Les dates de la Pâque Orthodoxe sont déterminées en fonction du Calendrier julien et peuvent différer de celles des autres cultes chrétiens.

Dates de la Pâque Grecque pour les années à venir : 2013: 5 Mai, 2014: 1er Avril, 2015: 12 Avril, 2016: 1er Mai
Autres fêtes importantes

Le 6 janvier : l’Epiphanie en souvenir du baptême du Christ.

Le carnaval marque le début de la période du jeûne précédant Pâques. Il y a des défilés de carnaval dans les villes. Les plus connus sont ceux de Rethymnon, Souda et Chania.

Le 25 mars : l’Annonciation. Le même jour est célébré l’anniversaire de la révolte de 1821 contre les Turcs.

Le 23 avril : la fête de Saint Georges. Il est l’un des saints les plus importants dans la religion orthodoxe : il est le saint patron des bergers et des paysans mais également des militaires.

Le 1er mai : Jour du 1er mai : fête du Printemps où les gens vont à la campagne, cueillent des fleurs pour en faire des couronnes qui seront accrochées au dessus des portes de leur maison. Beaucoup de Crétois prennent leur premier bain de mer ce jour-là (mais je crois que c’est un phénomène moderne).

Le 21 mai : Autour de cette date, quelques cérémonies ont lieu dans la province de Chania pour commémorer l’invasion de la Crète par les Allemands en 1941 et la Résistance Crétoise.

Le 24 juin : la fête de Saint Jean-Baptiste. L’anniversaire de Saint Jean-Baptiste est de même fêté lors du solstice d’été.

Le 20 juillet : la fête du Prophète Elias. Beaucoup de chapelles construites sur les sommets et sur les collines lui sont dédiées. Il est également considéré comme l’incarnation chrétienne du dieu du soleil Hélios (notez la similitude des noms).

Le 15 août : la fête de l’Assomption de la Sainte Vierge. C’est la fête la plus importante de l’année après Pâques et une occasion pour de grandes célébrations.

Le 28 octobre : Jour du Oxi. Jour national Grec qui commémore le "Non” (Oxi) du gouvernement Grec à l’ultimatum de capitulation de Mussolini en 1940. Une occasion de défilés militaires et scolaires.

Le 17 novembre : souvenir de la répression sanglante d’un soulèvement d’étudiants à l’Ecole Polytechnique d’Athènes par la junte militaire en 1973. Cette date est également perçue comme le début de la fin du régime fasciste en Grèce.

Le 6 décembre : la Saint Nicolas. Un jour important car Saint Nicolas est le saint patron des marins et plus généralement des gens de la mer.

En Grèce, Noël est nettement moins important que Pâques mais chaque année ses aspects commerciaux deviennent de plus en plus visibles.

Le Nouvel An est une petite célébration familiale mais de nos jours des gens sortent également à minuit pour faire un feu d’artifice. Dans des régions comme Sfakia, le Nouvel An est accueilli avec des coups de feu (et de plus en plus de salves d’armes semi-automatiques). 
Rédigé le  23 mars 2014 17:41 dans Religion - EgliseLa Crète  -  Lien permanent
0 Commentaires  

La Religion Orthodoxe

La religion

Impressionnante, est l’homogénéité religieuse du peuple grec : le nombre des fidèles de l’Eglise orthodoxe de Grèce coïncide presque avec le total de la population. En effet, sur 1000 habitants, 974 sont chrétiens et 967 sont de rite orthodoxe. Si à ce fait l’on ajoute le souvenir du rôle historique capital joué par l’Eglise Orthodoxe, en particulier au Moyen-âge et dans les temps modernes, dans la perpétuation de l’Hellénisme, on comprendra aisément pourquoi les Constitutions helléniques ont toujours attribué une place privilégiée à cette Eglise et ont reconnu - comme le reconnaît encore la Constitution actuellement en vigueur - son enseignement comme celui de la religion prépondérante.

Statut juridique
Le statut qui règle les rapports entre l’Etat grec et l’Eglise est sui generis. Il n’y a ni union ni séparation totale de l’Eglise et de l’Etat. L’Etat veille à la protection et à la marche de l’Eglise chrétienne orthodoxe qui est, administrativement et économiquement, une personne morale de droit public. Dans l’enseignement, à tous les niveaux, jusqu’au seuil des établissements supérieurs, le cours de religion est enseigné sur la base de la foi orthodoxe.
Il y a de la part de l’Etat, soit contrôle des activités de l’Eglise, dans certains cas, soit, dans d’autres de nature extérieure et administrative n’ayant évidemment pas de rapport avec le dogme et le culte, coopération par exemple il publie le décret reconnaissant l’élection de l’évêque par les organes ecclésiastiques et sa nomination dans tel diocèse ou encore c’est lui qui accorde l’autorisation de fonder une église, pour la création d’une paroisse etc. Cependant la Constitution et la Législation Helléniques, fidèles par ailleurs au principe de la liberté religieuse et de la tolérance, respectent et protègent le sentiment religieux des citoyens, quelle que soit la confession à laquelle ils appartiennent. En effet, indépendamment des dispositions constitutionnelles citées plus bas, la loi pénale punit tout citoyen qui blasphème en public, qu’il s’agisse de Dieu, de l’Eglise Orthodoxe, mais aussi de toute autre Eglise, celui qui trouble un rassemblement de caractère religieux etc. Par ailleurs et par exception au principe de la liberté de la presse, peut être saisie avant parution toute publication dont le contenu serait injurieux à l’égard de la religion chrétienne, mais aussi de toute religion établie.

Dispositions constitutionnelles
La Constitution en vigueur décrète que : La religion dominante en Grèce est celle de l’Eglise Orthodoxe Orientale du Christ qui reconnaît pour «Chef Notre Seigneur Jésus Christ» et qui est indissolublement unie, quant au dogme, à la Grande Eglise de Constantinople et à toute autre Eglise Chrétienne homodoxe. Ce qui signifie que l’Eglise de Grèce est liée de façon infrangible aux antiques Patriarcats «doyens» de Constantinople, Alexandrie, Antioche et Jérusalem.

Toutes les personnes se trouvant sur le territoire hellénique jouissent du droit de protection quant à leur vie, leur honneur et leur liberté sans distinction de nationalité, de race, de langue, ni de convictions religieuses ou politiques.
La liberté de conscience en matière de religion est inviolable. La jouissance des droits individuels et politiques est indépendante des convictions religieuses de chacun.

Toute religion établie est libre et peut exercer son culte sans entraves, sous la protection des lois. N’est pas autorisé l’exercice du culte, s’il porte atteinte à l’ordre public et aux bonnes moeurs. Le prosélytisme est interdit.
Les ministres de toutes les religions établies sont soumis au même contrôle de l’Etat et aux mêmes obligations à son égard que les ministres de la religion dominante, c’est-à-dire de l’Eglise Chrétienne Orthodoxe.

Nul ne peut être dispensé, en raison de ses convictions religieuses, de l’accomplissement de ses obligations militaires ni refuser l’observance des lois de l’Etat.



L’Eglise grecque
L’Eglise de Grèce - comme l’église orthodoxe de Chypre - est «autocéphale», c’est-à-dire indépendante et s’administre elle-même de façon collégiale, les décisions étant prises par l’ensemble de la hiérarchie à laquelle participent tous les prélats actifs. Comme le prévoit la Charte Règlement de l’Eglise, le Synode de la Hiérarchie se réunit une fois par an. Dans l’intervalle l’administration est assurée par le Saint Synode appelé permanent auquel prennent part à tour de rôle tous les prélats, à raison de 12 renouvelés chaque année au mois de Septembre. Le 13ème membre qui le préside est l’Archevêque d’Athènes et de toute la Grèce. Au total la hiérarchie compte 78 métropolites qui siègent dans autant de villes diocèses du pays.

Crète, Dodécanèse, Mont Athos Un statut ecclésiastique particulier, garanti par la constitution, est en vigueur dans certaines régions, essentiellement en Crète, dans le Dodécanèse et au Mont Athos qui, spirituellement et administrativement relèvent du Patriarcat Oecuménique de Constantinople.

Eglise autonome de Crète : elle comprend l’Archevêché de Crète dont le siège est à Héraklion et sept autres métropoles dans les villes suivantes de l’Ile : Mirès, Réthymno, La Canée, Spilaio de Réthymno, Néapolis et Castelli.
Rédigé le  14 sep. 2013 19:27 dans Religion - Eglise  -  Lien permanent
0 Commentaires