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La Crète

Archanes, un village qui compte

Archanes, un village qui compteArchanes, un village qui compte

Je suis certaine que vous avez déjà lu mon article sur Facebook concernant le village d’Archanes. Je souhaite vous en dire plus aujourd'hui, alors que le Prestige Crétois s'apprête à accueillir pour la première fois les produits de ce village.

Archanes est un village qui compte beaucoup pour moi car j'y suis allée au collège, soit 3 années de scolarité. Archanes accueille tous les enfants des villages tout atour comme Katalagari, Kounavous , Patsides, etc. L’école est située à 5 minutes du centre d’Archanes à pied près de la montagne de Giouchta et à 30 minutes de Knossos en bus. D’ailleurs c’est la seule école qui accueille les élèves sur une demi-journée. Comme il y a beaucoup d'élèves dans les écoles d’Héraklion, les écoliers sont obligés de faire une semaine le matin et une semaine l’après-midi, et ce jusqu’à aujourd’hui. C'est la raison pour laquelle ma mère a choisi de m’envoyer là bas. J'en suis très contente parce que j’ai eu la chance de découvrir cette région, ces habitants et surtout les produits locaux et son histoire.

Mon attachement à la nature, à l’écologie, et aux produits du terroir a commencé à Archanes, alors que je faisais partie du club de protection de l'environnement à l'école.
Près de 30 ans plus tard, je suis heureuse de partager avec vous le parcours et les produits de plusieurs producteurs et artistes reconnus qui travaillent avec leurs âmes avant tout. A mon sens, leur travail reflète pleinement l’esprit crétois.

Découvrez dès maintenant une nouvelle rubrique avec des produits AOP d’Archanes et participez à notre concours sponsorisé par les producteurs d’Archanes. Ces artisans et cultivateurs sont d'autant plus importants pour moi que ce sont mes anciens camarades d'école. Ils ont fait d'Archanes leur terre et le berceau de leur pratique d'artisans.

Amis du Prestige Crétois:
Ensemble, nous pouvons valoriser leur engagement, leur savoir-faire, et la qualité incroyable de leurs produits.

Un peu d'histoire
Village de près de 4.000 habitants, Archanes s'avère d'une grande beauté de par ses ruisseaux, rivières, et ses maisons décorées de fleurs colorées. Il est connu pour son excellent vin, produit sur place. De plus, c'est un lieu de villégiature idéal pour les férus d'archéologie.

On peut ainsi visiter quelques sites archéologiques fascinants dans le village et ses environs. Sur la colline voisine de Fourni, à 1 km au nord-ouest de Archanes, des fouilles qui se sont déroulées ont révélé un vaste et fabuleux cimetière remontant à la Préhistoire (2500 à 12500 avant J-C), des tombeaux en forme de dôme sculptés dans la pierre ainsi que des chambres funéraires. On y a mis au jour des œuvres d'art incroyablement raffinées, des urnes, des pots en pierre ou en cuivre, des plaques en ivoire, des statuettes et des bijoux en or.

Sur les contreforts du Mont Giouchta, c'est un vértable sanctuaire minoen qui a été découvert. Composé d’un seul petit bâtiment, il possède 3 chambres et une longue antichambre.

Un mur entourait à l'origine le sanctuaire pour le protéger. Des fouilles menées dans le sanctuaire ont permis d'y retrouver un autel sacrificiel ainsi que des traces d’offrandes et de quelques pots utilisés pour la liturgie, ont été découverts.

Les archéologues supposent qu'un sacrifice humain y aurait eu lieu avant que le sanctuaire ne soit détruit par un tremblement de terre et un incendie autour de 1700 avant JC. Le sacrifice pourrait avoir été une offrande à la divinité dans l'espoir que la population se remette du tremblement de terre dévastateur.

Dans le village voisin de Vathypetro, on peut apercevoir les vestiges d'une autre demeure minoenne qui remonterait à 1600-1500 avant JC. Fouillée en 1949, cette demeure se compose d'une large demeure avec quatre colonnes, d’un entrepôt et de quelques autres pièces. Dans les caves de cette bâtisse, on peut encore voir les vestiges d'un pressoir à huile, d'un pressoir à vin et de quelques outils utilisés pour travailler les textiles. Ces objets, plus que jamais, témoignent d'une longue et riche histoire de l'artisanat à Archanes.


Un artisanat qui est plus que jamais vivant et dynamique aujourd'hui, et que le Prestige Crétois a à cœur de vous présenter.

Les huiles d'olive par ici: 👉👉👉Huiles d'Archanes - https://lc.cx/kLtzITigS
Les statuettes de Myrto par ici : 👉👉👉 https://lc.cx/HiYl3TDZf
Le concours sera lancer dans l’après-midi. ✌️✌️✌️
crétoisement vôtre
Maria


Rédigé le  16 sep. 2020 10:40 dans La CrèteProduits & Informations  -  Lien permanent
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La récolte d’oliviers en Crète

La récolte d’oliviers en Crète
La récolte des oliviers commence à la fin septembre et dure jusqu'à la mi-décembre, en fonction de la région, de la variété et de la maturité des olives. Cela dépend aussi du climat qui varie selon l’année.

La couleur de l'olive est initialement verte et acquiert progressivement une couleur de paille, puis vire au rose et finit par se bronzer. Selon le type d'huile produite par le producteur, une combinaison des trois peut être utilisée pour le concassage dans l'usine.

 La récolte est une affaire de famille de génération en génération. La plupart des crétois prennent une ou deux semaines de vacances pour le ramassage d’olives. C’est très important. Les oliviers en Crète sont récoltés à la main. Aujourd'hui, Les producteurs utilisent une petite machine  pour la récolte comme la branche électrique qui tourne pour remplacer la canne qui  agite les branches et pour que les fruits tombent sur des filets « pagkalia » déployés sous l’arbre.

L’utilisation de la branche électrique nécessite beaucoup de force. En général, ce sont des hommes qui la chargent. Les femmes  et les enfants s’occupent de mettre en place les filets. Tous les enfants suivent leurs parents et ils les aident. C’est comme une tradition. Le midi, il y a un pique-nique rapide et le soir tout le monde mange ensemble pour reprendre de la force et repartir pour une journée sous des oliviers. Presque toutes les familles ont des oliviers. Le patrimoine passe des  parents aux enfants. C’est très important. Donc tous les enfants ont leurs oliviers même avant leur naissance.

La famille garde l’huile dont elle a besoin pour l’année « environ 80 – 100 l » et elle vend le reste à la coopérative du village. Tous les villages ont une coopérative ou une huilerie. L’huilerie récupère l’huile d’olive et ensuite elle la conditionne ou elle la vend à son tour. Les huiles sont stockées selon leur acidité et leur région.  La vente d’huile d’olive peut permettre aux familles d’avoir un revenu supplémentaire qui n’est pas négligeable  et  ils peuvent payer les achats d’équipement pour le ramassage.

La maturité des olives varie d'une olive à l'autre, il est donc préférable de les récolter à maturité. Selon la maturité, il faut environ 36 à 45 kg d'olives pour produire 3,5 litres d'huile d'olive. Cela demande beaucoup d’arbres et beaucoup de travail, mais c’est un projet d’amour et une belle expérience qui vous unit vous, vos amis et votre famille, une belle histoire d’amour.

Nos Traditions de table :
Avec la première récolte, on prépare des tiganitous « beignets au petimezi ou au miel & à la cannelle et aux noix». Ce sont comme des beignets moins rond que les « loukoumades » parce qu’on utilise la levure chimique au lieu de la levure de boulanger et ils sont plus plats. C’est un mélange d’eau, de sel, de farine, un peu de sucre pour donner une petite couleur bronzée à la fin de la cuisson et de la levure chimique. En grec cela s’appelle « le kourkouti ».
 La préparation est simple. On fait chauffer la nouvelle huile d’olive toute fraîche. À l’aide d’une cuillère on fait des beignets-des petits rochers  et on les fait cuire dans l’huile d’olive chaude.

On  les sert avec du petimezi  «sirop de moût de raisins ». Si vous le servez avec du miel, ajoutez un peu de cannelle également ou même de noix.

On prépare aussi le pain frais et on le déguste avec l’huile d’olive fraîche, du sel et de l’origan.

 Dernier point mais non des moindres, on accompagne toutes ces gourmandises avec du raki « tsikoudia ».

Maintenant la récolte d’olive n’a aucun secret pour vous.

Filika
L'équipe du Prestige Crétois
Rédigé le  20 nov. 2019 9:17 dans La CrèteAstuces - INFOS  -  Lien permanent
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Le monastere d' Agia Triada " Saint Trinité"

Le monastere d' Agia Triada Le monastère patriarcal et stavropigyan de la Sainte Trinité de Tzagarolon est l’un des plus importants complexes monastiques de la fin de la domination vénitienne en Crète, avec une   histoire riche. Il est situé au pied de la chaîne de montagnes de Stavros, au "Tzompomylos" du Cap Melecha.
Il se trouve près d’Akrotiri de Canée en Crète, dans un paysage composé d’oliviers et de vignobles.

 Selon la tradition confirmée par des documents des archives de Venise, il a été construit par les frères Ieremia et Lavrentio Tzagaroloi, descendants d'une grande famille vénitienne et qui ont une forte influence à la fois sur la population orthodoxe et sur les catholiques vénitiens. Jérémie était un grand érudit, un ami du grand patriarche d'Alexandrie, Meletios Pigas, et lui-même un candidat au trône du patriarcat œcuménique. Il était le détenteur de l'éducation grecque et latine, comme le montrent ses écrits, ainsi que des inscriptions bilingues conservées en grand nombre dans les bâtiments du monastère. Son éducation et sa connaissance de l'architecture européenne contemporaine de son époque sont évidentes à partir du complexe qu'il a conçu et construit et où des influences spécifiques ont été identifiées par l'architecte Veronge du XVIe siècle, Sebastiano Serlio.

 À la place de la Sainte-Trinité, il y avait un petit monastère appartenant au hiéromonque Ioakim Sofianos, qui était en déclin après sa mort. Pour cette raison, les autorités vénitiennes ont été affectées au monastère hiéromoine du monastère Agia Kyriaki, Jérémie Tzagarollo, qui a été reconstruit en 1611. Jérémie a commencé la reconstruction d'un très grand complexe que son frère Lavrentios poursuivrait après sa mort, vers 1634. 1645 Chania tombe entre les mains des Turcs et les travaux de construction qui avaient atteint la base du grand dôme ont été interrompus. Pendant le règne ottoman, le monastère est connu sous le nom de Selvili Manastir (le monastère à cyprès) et se trouve souvent dans une position difficile, comme nous le disent les documents et les touristes. Lors de la grande révolution grecque de 1821, les moines partent pour dissimuler les précieux objets de leur vie brûlés par le feu ou par les armes.

 Après la révolution, le monastère a été reconstruit et les travaux de construction ont été achevés. Au cours de ces années, il avait acquis beaucoup de biens et de nombreux terrains (métochia), même à Smyrne.

 Le monastère contribue, de par ses revenus, à la préservation des écoles grecques de La Canée. Depuis 1892, une école d’enseignement est aménagée dans les bâtiments de l’aile est.

 Aujourd'hui, après de nombreuses aventures historiques, le monastère continue de jouer un rôle important dans la vie religieuse et économique de la Crète. Avec un grand nombre de visiteurs, c'est l'un des monuments les plus importants du lieu, dont la confrérie du monastère est soigneusement entretenue en coopération avec le ministère de la Culture et le 28e éphorat des antiquités byzantines de La Canée.



Source en grec: http://orthodoxcrete.com/fr/places/holy-trinity-monastery/

Rédigé le  2 juillet 2019 16:06 dans La CrèteProduits & Informations  -  Lien permanent
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Le Vin Retsina de Crète

Le Vin Retsina de CrèteRetsina Ekavi de Crète

Le Retsina est le vin traditionnel grec le plus célèbre. C’est un vin de table et il est produit depuis des millénaires. Le retsina est produit uniquement en Grèce en ajoutant la résine de pin pendant la fermentation du vin blanc ou rosé. Avant la mise en bouteille, la résine est éliminée et elle laisse son parfum aromatique au vin. Les cépages en général de retsina sont le Savatiano et le Roditis.

Son goût est très spécifique et original. Se boit très frais. C’est parfait pour les jours d’été.  Vous pouvez accompagnez les mezzés, poissons, fruits etc.

Le retsina Ekavi est la plus connu en Crète. Vous pouvez le déguster à la taverne, les bistrots crétois et les petits restaurants au bord de la mer.
Rédigé le  20 avril 2016 10:10 dans La Crète  -  Lien permanent
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Faune et flore de Crète

Faune et flore de CrèteFaune et flore de Crète

La flore, directement liée au climat et à la géomorphologie de l’île, est particulièrement intéressante.

L’île compte 2108 espèces de plantes sauvages dont 302 sont endémiques. Le paysage agricole de Crète est dominé par les vignobles, les oliveraies et les orangeraies. Les zones semi-montagnardes, quant à elles, sont dominées par une végétation basse, principalement composée de buissons et de plantes aromatiques mais aussi d’autres plantes et fleurs endémiques crétoises.

Les systèmes forestiers sont plus rares et se déploient principalement en montagne. Sur le versant sud de Dikti, Psiloreitis, Asterousia mais aussi de Lefka Oroi, l’on trouve des forêts de Pins de Calabre (Pinus brutia). Les montagnes du centre sont dominées par les forêts de chênes kermès ou d’Arias (Cuercus llex). Bien souvent l’on trouve des forêts de chênes à feuilles caduques (Cuercus makrolepis) ainsi que de petites écosociétés de palmiers Phoenix theophrastis (Vaï, Lac Preveli, Agios Nikitas, etc.).

Les orchidées sont nombreuses mais la Crète est, avant tout, le paradis des plantes aromatiques qui se développent surtout sur les pentes abruptes des ravins.

Le relief de l’île et la variété du paysage ont fortement contribué à l’apparition et au développement d’espèces de faune endémique. Les espèces endémiques sont principalement concentrées dans les massifs montagneux et les ravins où prévalent les conditions climatiques idéales, tandis que la présence humaine y est clairement réduite. Parmi les plus connues l’on trouve les belettes, les fouines (‘zourida’) et les blaireaux, tandis que dans d’autres groupes (mammifères, rongeurs, amphibiens, reptiles, invertébrés et vertébrés) il existe également plusieurs espèces endémiques.

Le parc national de Samaria est un des écosystèmes crétois les plus riches, tant du point de vue de la flore que de celui de la faune où domine le bouquetin crétois qui ne vit que dans le ravin de Samaria. Des populations importantes d’oiseaux se réunissent sur les versants sud de tous les massifs montagneux de l’île.
source: http://orthodoxcrete.com/fr/crete/#section5
Rédigé le  10 avril 2016 15:40 dans La Crète  -  Lien permanent
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Les monastères crétois…les gardiens de l’Orthodoxie…

Les monastères crétois…les gardiens de l’Orthodoxie…Les monastères crétois…les gardiens de l’Orthodoxie…

Dans les monastères de Crète survit une tradition monastique séculaire qui a connu son apogée durant l’ère vénitienne. C’est alors que la célèbre École crétoise de peinture connut son essor.

Sous l’occupation vénitienne, plusieurs monastères connurent un remarquable développement et, durant la renaissance crétoise, devinrent des foyers des arts et des lettres.

L’architecture, l’ornementation et la peinture d’églises et de monastères reflètent le dogme orthodoxe mais aussi les traits particuliers de chaque région et de chaque période.

Plusieurs monastères sont visitables et disposent d’importantes collections d’objets historiques et religieux.

Les plus anciens monastères préservés en Crète furent fondés lors de la deuxième ère byzantine (961 – 1204).

Selon les témoignages, lorsque les vénitiens sont arrivés en Crète pour s’y établir définitivement (1211), ils y trouvèrent plusieurs monastères en plein essor. Ce sont ces mêmes monastères qui ont soutenu l’orthodoxie et préservé la conscience nationale des Crétois lorsque les nouveaux conquérants ont décapité l’Église Crétoise et éloigné les prélats orthodoxes, afin d’établir leur occupation et d’exploiter l’île. Des membres érudits du clergé et des moines ont alors soutenu la vie monastique grâce à l’enseignement et au développement de monastères dans des régions éloignées.

Au 15e et au 16e siècle, plusieurs monastères orthodoxes fonctionnaient encore en Crète, en dépit des mesures d’interdiction mises en place par les autorités vénitiennes. Toutefois, des raisons politiques, sociales et économiques imposèrent à Venise de modifier sa politique en matière religieuse durant les 150 dernières années d’occupation de l’île. La puissance des ottomans avait dangereusement augmenté et ils menaçaient dorénavant la cohésion sociale et l’économie des vénitiens. Ainsi, ils estimèrent nécessaire d’améliorer leurs relations avec les crétois orthodoxes, afin d’en faire des alliés et de renforcer leur défense.

La liberté de religion qui prévalut alors eut pour effet une reviviscence marquée de la vie monastique en Crète ainsi que la création de plusieurs nouveaux monastères et la restauration d’autres, anciens et oubliés. Les raisons ne relevaient pas uniquement de la foi.

Les vénitiens avaient instauré des lois exemptant les moines de leurs obligations envers l’état et, notamment, du terrible service marin, c’est-à-dire, de l’obligation de servir en tant que marin, dans les galères vénitiennes.

Le 17e siècle était l’époque du grand essor des monastères de l’île. Alors, il existait plus de 1 000 monastères en Crète et le nombre de moines était supérieur à 6 000.

Les grands centres monastiques de l’île accueillirent d’éminents ministres qui ont créé une tradition monastique unique en Crète.

Certains d’entre eux devinrent prélat et patriarches, tels que Cyrille Loukaris, Patriarche œcuménique de Constantinople, et Meletios Pigas, Patriarche d’Alexandrie.

Lors de la Guerre de Crète (1645-1669), des dizaines de monastères furent détruits. Après la chute de l’île et l’établissement de l’occupation ottomane, la majorité des monastères se trouvant dans les grands centres urbains furent utilisés par les ottomans selon leurs propres besoins. En même temps, il fut interdit de fonder de nouveaux monastères. La réparation et la restauration des anciens monastères exigeaient des autorisations particulièrement coûteuses.

Ainsi, aux dures années qui suivirent, parmi les 1 000 monastères qui existaient avant 1645, survécurent uniquement ceux qui avaient la possibilité de répondre aux exigences des nouveaux occupants.

Dès la première année d’invasion de l’île (1645), pour des raisons purement politiques, les ottomans restaurent la hiérarchie orthodoxe en Crète et l’Église de l’île renoue les liens avec le Patriarcat œcuménique qui s’empressa d’offrir sa protection à plusieurs monastères crétois qui, dorénavant, relevaient directement du Patriarche.

Grâce à ce privilège, qui existait pour la plus grande partie de la première période de l’occupation ottomane (1645-1821), le développement économique des monastères crétois fut renforcé et la population monastique augmenta. Mais la majorité de ces monastères fut également détruite ou endommagée durant les révolutions crétoises (1821-1898).

Ce ne fut que lorsque la Crète se trouva sous administration égyptienne (1831-1841) que la réparation d’églises et de monastères fut librement autorisée.

Il semblerait, cependant, que lorsque la Crète se retrouva sous administration ottomane (1841) celle-ci adopta une politique plus clémente envers les monastères, jusqu’à 1851.

Cette politique fut renforcée par la Charte d’Halep (1878) et la pleine reconnaissance de la liberté de religion sur l’île.

Dès le début de l’Autonomie crétoise (1898-1913), la situation des monastères crétois semble se préciser. Dorénavant, ils sont tous régis par les lois et les règlements adoptés, au départ, par l’État crétois et, ensuite, par l’État hellénique (1913 jusqu’à nos jours), en consultation avec le Patriarcat œcuménique et l’Église Crétoise.

source: http://orthodoxcrete.com/fr/crete/#section11
Rédigé le  1 avril 2016 15:36 dans La CrèteReligion - Eglise  -  Lien permanent
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